* Je crois profondément qu’un texte n’existe pas en soi ; il existe, bien entendu, mais ne démontre son efficacité et son sens que par rapport au lecteur. Il est évident qu’il y a une façon de lire les textes qui en quelque sorte les dénature, les trahit horriblement, et qui peut s’accompagner de vanité de la part de celui qui croit les avoir bien déchiffrés. Une telle lecture produira l’effet inverse de celui escompté. Autrement dit, je crois qu’il n’y a pas de texte en soi, et c’est valable aussi bien des plus grands textes philosophiques que des textes sacrés. Les textes n’existent qu’en fonction du lecteur ; il faut que le lecteur apporte lui-même beaucoup d’humilité et de complexité pour que les textes lui parlent vraiment, délivrent leur véritable signification. C’est le problème qu’on retrouvent à l’égard de tout grand philosophe : on peut simplifier sa pensée en une phrase, et on peut réfuter cette pensée en une autre phrase. Mais c’est un jeu stérile. Si l’on a le droit de procéder à des simplifications, quand on considère de près la pensée dudit philosophe, elle ne peut jamais se résumer en une seule phrase, même si cette phrase est maîtresse. D’autres éléments révèlent que la question qu’il posait, et la façon qu’il a eue de méditer sur elle, sont d’une richesse qui échappe aussi bien à la réfutation qu’à la glorification lapidaire. C’est vrai de tout texte. On le croit beau, grand, profond, tirant de son existence même sa profondeur ou sa beauté. Ce n’est pas vrai : il faut que le lecteur collabore, qu’il apporte quelque chose de plus.
** EDGAR MORIN
[entretient] AVEC MARC DE SMEDT [1980]
** [Répondant à la citation par Marc de Smedt d’] une remarque du sage hindou du XIXème, [ ] Vevekananda rapporte qu’il disait des livres qu’ils étaient « comme autant de nœuds ». En d’autres termes, la simple lecture d’un livre, si elle n’est pas accompagnée de discernement et de non-attachement, ne sert qu’à augmenter l’arrogance et la vanité, c’est-à-dire multiplie les maux de notre espèce.
CHEMIN VERS L’ESSENTIEL, chapitre 4. L’Orient, notre refoulé
Edition Albin Michel














Lac glaciaire vers la cabane des Aiguilles Rouges, 15h00 (pos. 4 sur la carte)








… premiers projets sur le carnet de croquis en août 2025:












…et un peu de temps pour un nouveau carnet de croquis…
Venez vous faire tirer le portrait aux journées portes ouvertes de l’atelier F.Burkha à Orzens. PS. Si vous connaissez Martin Neukom passez lui le mot: se faire tirer le portrait à Orzens c’est moins cher qu’à Zurich! Gravure sur bois de 50.- à 150.- ou peinture de 500.- à 1500.- (donc moins des 20’000.-!)





























suivez également cette randonnée aquarellée en images et vidéos sur mon compte Instagram https://www.instagram.com/federicoburkha/
départ d’Eison, val d’Herens, 7h00… première aquarelle à 9h00


10h00 les Aiguilles Rouges depuis la montée vers le Pas de Lona (B)… arrivée à midi au Pas… après le picnic avec vue sur les 4000 (C)… Obergabelhorn 4064 mètres… puis descente vers (D)…

16h45 arrivée et accueil à la cabane des Becs…




8 août, 20h55 coucher de soleil sur la Maya et le vallon de Réchy… (G) et à l’aube, ombre de la cabane des Becs sur la Tzavolire, 6h30, 9 août.
itinéraire du 1er jour (VERT) et 2ème jour (ROUGE)


8h30 depuis le sommet de la Tzavolile, 3025 m. (A-rouge sur carte de rando ci-dessus), deuxième aquarelle sommet des Becs de Bosson 3149 m. (C)

… puis redescente vers le col des Becs (B)





pose de midi aux Becs de Bosson (C)
deux zygène sur le chemin…



16h00… au Pas de Lovégno j’ai trouvé le « poste de travail » le plus confortable de la randonnée: bien calé, sur les hauteurs du lac Louché, et à l’abri du vent! (D)
18h40. En arrivant à la buvette de L’A Vieille (E) on m’a demandé de faire un projet de peinture murale sur le mur de béton « qui nous accueil » à notre arrivée au centre des « chottes » (ancienne étables) : avec des vaches d’Hérens, du génépi ou des marmottes.




ou…



le carnet de croquis a commencé et se termine avec des voyageur: un pigeon perché sur un sabot de bronze de la Puerta del Sol à Madrid et une hirondelle au soleil de l’aube, perchée sur un fil de cuivre d’Orzens…



… et au centre un chat, qui peut-être attend les deux!?
lien sur le post du début du voyage: carnet de croquis de voyage, Madrid, Tolède, La Corogne, Santiago de Compostela, Cabo Fisterra, Muxía. 24 avril / 12 de mayo2025

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